Mardi 11 mars 2014

DSC00295Keshar Sing nous rejoint pour le trek de cette journée. Catherine et nos 4 pilotes lui proposent de nous accompagner à joélette, pour connaître les sensations. Lobna, Mimi, Maïté et Laurent seront en « Camel-kart » sur le parcours complet. Nous allons trouver du sable, beaucoup de sable. Passage dans des paysages magnifiques. Le soleil frappe déjà fort, il faut se protéger. Un obstacle de taille pour la joélette qui passera par une grande dune de sable à franchir dans l’effort collectif. Voilà un moment de gros efforts et de cohésion d’une équipe déterminée ! Keshar nous dira plus tard qu’à aucun moment il n’a eu peur. Il a fait entière confiance à l’équipe et a ressenti de suite l’entente qui régnait sur le terrain.

 

 

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Le trek fini, nous sommes reçus royalement par un riche propriétaire de la région et sa famille pour prendre le repas avec eux et l’ensemble du staff qui nous accompagne. Un après-midi de détente sous une tonnelle et assis sur l’herbe. Quel bonheur de partager des moments de détente après l’effort. Un journaliste du journal principal du Rajasthan vient nous interviewer. Encore une fois, on parle de nous dans tout le Rajasthan.

En fin d’après-midi, nous partons dans les dunes pour admirer le coucher de soleil sur le désert. En nous y rendant, nous avons vu la centrale photovoltaïque régionale. Elle appartient à l’état mais se situe dans la propriété agricole.

Malgré une visibilité réduite par des nuages venus perturber ce moment, nous passons un début de soirée sympa tous ensemble dans ce paysage magnifique.

20h00 : retour au campement.

Lundi 10 mars 2014.

Nous prenons le petit déjeuner tranquillement, car aujourd’hui, la journée sera trek, relâche… Nous allons visiter la vieille ville d’Udaipur. La première partie de la matinée de 8h00 à 10h00, ce sera plutôt calme. Les commerces ouvrent en majorité à 10h00. Ceci n’empêche pas la densité de population dans les rues, et tant de gens curieux de nous voir par ici. Les étales se déploient au fil de notre visite, et une pléiade de couleurs inondent les rues. C’est le marché aux épices, aux légumes et aux graines. Un mixe étonnant d’odeurs nauséabondes et furtives se mêlent à des arômes épicés et appétissants. C’est un des contrastes qui caractérise tant ce pays. Mousson et temps sec de désert, pauvreté extrême et richesse, violence des hommes et respect des autres. Nous trouvons aussi des magasins qui vendent des couleurs en poudre qui seront projetées lors de la fête des couleurs. L’authenticité des gens et la multitude des choses à voir nous accaparent le temps d’une matinée. Un rappel de Raghu notre organisateur local nous emmène plus vite vers la sortie du quartier pour regagner l’hôtel. Nous devons récupérer nos bagages pour le départ vers une autre région, avant de prendre le repas de midi qui aura lieu vers 14h30-15h00. Il faudra 2h30 de route pour arriver sur place. Le temps pour certains d’entre nous de faire une petite sieste, car les nuits ne sont pas très longues pour l’instant.

Après-midi.

Nous avons eu l’honneur et le plaisir de rencotrer ??? Il a su que nous passions dans sa région, et a tenu à nous rencontrer. Il portait un intérêt particulier à notre initiative. Cet homme est en situation de handicap depuis l’âge de 3 ans suite à la polio. Battant et plein d’énergie, il est devenu entrepreneur à la seule force de ses bras et de sa volonté. Il n’a pas de fauteuil, mais se déplace à la force de ses bras, et à l’agilité de ses mains qu’il protège par des savates. Il parvient ainsi à monter des escaliers, s’installer sur une chaise, monter sur sa mobylette-triporteur.

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Autre surprise de taille : Thomas, fils de Raghu, a étudié et conçu un engin spécialement pour nos pilotes. Un « Camel-Kart ». C’est une remorque agricole en bois, équipée de fauteuils de bus, solidement attachés à un châssis, et tracté par un dromadaire. Cet engin permettra d’emmener les autres pilotes lorsque l’un d’entre eux est sur la joélette. Ils peuvent ainsi profiter des mêmes paysages que l’ensemble de l’équipe. Bravo, merci Thomas, et l’équipe qui a aidé à cette conception.

Nous gagnons ensuite le campement en fin de soirée.

Dimanche 9/3/2014. Trek Udaipur – Ubeswhar et réception officielle au Palais du Maharaja

Une journée magnifique nous attend. Réveil à 6h00, et petit déjeuner à 6h30, départ à 7h00.

Nous partons au soleil du matin, il fait encore bon. L’équipe trek s’en va pour un point de départ aux portes d’un village non loin d’Udaipur, Ubeshwar.

Un itinéraire plein de reliefs avec des paysages magnifiques et une température qui grimpe doucement. La distance totale du jour est de 16 km.

Récit de Lobna.

Sur la première partie du trek nous passons par le petit village de Morvaniya où se trouve un pensionnat pour enfants petits et grands. Nous avons pu leur distribuer des bonbons. Ce fut pour eux comme pour nous la fête. L’un d’entre eux, entre 3 et 5 ans s’est installé sur mes genoux. Il me restera de cette rencontre un souvenir émouvant et inoubliable de nos échanges de regards et de sourires qui ont fait tomber très vite la barrière de la langue.

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Pendant ce temps, l’autre partie de l’équipe composée de Maïté, Laurent, et Mimi, sont accompagnés par Odile, Catherine et Christian équipé d’une des caméras pour capter des images insolites.

 

Récit de Maïté

Nous visitons Sahelaheliyon Ki Bari le palais des Demoiselles destiné exclusivement à la Reine et ses proches féminines. Cette Résidence est entourée d’un jardin verdoyant, d’une richesse de végétations très importante. Des jets d’eau créent selon l’heure d’ensoleillement des arcs-en-ciel à ne pas manquer. Nous gagnons ensuite le point de départ du trek, où nous faisons une pause. Lors de cette pause, nous rencontrons des enfants qui courent avec une roue et un bâton. Ils sont heureux de voir arriver des visiteurs étrangers, et s’arrêtent subitement pour faire silence car les grands parlent entre eux, quelle leçon de respect… Après cette rencontre courte et amusante, nous allons au point de rendez-vous pour le relais de mi-parcours.

 

C’est au tour de Mimi de prendre la deuxième partie du trek, dans des paysages montagneux. Nous parcourons une vallée magnifique encore irriguée par un ruisseau qui nous rafraichit les pieds. Bilel et Christian s’amusent comme des fous en courant avec la joélette dans l’eau et nous éclaboussent; un petit rafraichissement pour Mimi que tout cela amuse énormément.

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Après une pause déjeuner vers 14h00, nous partons pour une surprise de taille : nous serons reçus officiellement avec la joélette au Palais du Maharaja de Udaipur. Notre venue dans le pays a pris une nouvelle dimension, c’est médiatisé dans le Rajasthan.

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Nous allons récupérer des coupures de presse, qui ont eu pour effet de faire venir spécialement pour notre passage une organisation de personnes en situation de handicap locale, comparable à l’APF, et gérée que par des personnes dans cette situation. Une rencontre là aussi inattendue et qui va marquer les esprits de part et d’autre.

 

Nous retournons vers l’hôtel à 18h00 prendre une douche. Nous repartons à bord de « Tok-tok » (véhicules Vespa à trois roues) au restaurant Ambrai donnant sur Sunset Lake. Notre terrasse fait face au Palais du Maharaja illuminé, une vraie splendeur !

Demain, nous partons pour d’autres visites, et nous ferons le premier bivouac de la semaine.

Des paysages plein les yeux et des rencontres humanistes !

 

Messages personnels :

Maïté :

-          Papa, avec un jour de retard, je te souhaite encore un joyeux anniversaire. Je vous embrasse toutes et tous. Je vis quelque-chose d’extraordinaire dans ce pays fascinant !

Micheline :

-          Un gros bisou de ce pays merveilleux où les gens sont accueillants à toi Marie et à vous, toute ma famille. j’en profite au maximum avec l’équipe « Les valeurs de la vie » J’ai bien récupéré de la fatigue du voyage et suis en pleine forme.

Lobna :

-          De grosses bises à vous mes proches. Le dépaysement est total, le climat comme  on en rêve souvent chez nous, et l’équipe est formidable autour de moi. Des rencontres très sympas, avec des gens qui sont heureux de nous recevoir.

Les photos et nos commentaires.

Après un réveil matinal et un départ rapide, nous gagnons un village retiré dans la campagne proche de Udaïpuhr. Nous arrivons à un temple juste au moment de la procession matinale. Un accueil spirituel et très émouvant pour l’authenticité des personnes rencontrées. Nous déchaussons et entrons pour y assister.

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A l’issue de cette procession, le petit déjeuner nous a été servi.

Préparation de la joélette, briefing de l’équipe de trek par Christian et Jean-Georges, et du staff par Raghu. (notre organisateur local) Toutes les précautions d’usage sont prises : poches à eau pleines, crème solaire, casquettes et c’est parti.

 

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Nous entamons la première étape, le prologue d’un périple en pleine nature. La découverte de paysages nouveaux pour Maïté, avec des zones arides, et soudain en passant une petite colline, nous arrivons sur un petite vallée très verte, une magnifique palmeraie qui est irriguée par un barrage que nous verrons plus loin. Notre guide nous raconte que le secteur est très fréquenté par les troupeaux après la période des moussons. 3 kilomètres plus loin, nous retrouvons le paysage aride. Nous apercevons au loin une gazelle qui détale à travers les buissons secs.

Maïté ajoute :

-          Quand on est sur la joélette, on est en contact direct avec la nature, on vit les choses authentiques et sensationnelles. Nous ne pouvons pas ressentir ces choses à bord d’une voiture.

Un troupeau de chèvres passe à contre-sens de l’équipe, et surprend Éric qui en profite pour filmer ce moment inattendu.

Pendant ce temps, le reste du convoi prend un autre itinéraire, et va à la rencontre d’un moine qui les accueille et bénit toute l’expédition.

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Quelques heures plus tard, ils découvriront un atelier de poterie et un moulin à farine.

 

A la fin du parcours, un buffet très bien garni par des recettes locales nous attend. L’inconvénient de cette cuisine est le goût très épicé, et pour certains plats, le mot est faible ! Si quelqu’un en doute, il fallait voir la tête de Nicolas avant et après le repas. En Inde, on peut rougir de deux manières : en prenant un coup de soleil, ou en mangeant local traditionnel !

 

 

L’après-midi est déjà bien avancé, lorsque les habitants locaux nous proposent de faire planter quatre arbres sur le flanc de colline. Ces arbres devenant adultes fournissent un bois très précieux et de belles fleurs y poussent. Ce seront nos quatre pilotes qui les planteront.

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Jour J : L’Aventure démarre

Jeudi 6 mars 2014.

Jour –J : le grand départ.

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Grande verrière de la Gare de Strasbourg : une vague de veste jaunes et de polos rouges se forme devant l’entrée centrale. « Les Valeurs de la vie » est prête pour le départ. Supporters, Partenaires, (EDF, Jog’R, Alexandre Studio photos), les familles et amis sont présents pour agiter le mouchoir. Ils sont venus partager l’émotion .Les clics des appareils photos crépitent face à ce groupe devenu homogène au fil des mois.

Le TGV annoncé pour 12h16 a un retard de 45 minutes, mais qu’à cela ne tienne, retard ou pas notre enthousiasme est intact !

Le train prend enfin le départ. A travers les vitres du wagon numéro 11 on regarde s’éloigner notre « JOKER » Raph  resté sur le quai. Une mission pleinement accomplie jusqu’au dernier instant.

Nous nous regardons tous et avons soudainement une pensée très forte pour tous ceux que nous avons dû laisser…..Sandrine, Sandra mais également ceux qui ont œuvré durant de longs mois pour que ce projet aille au bout  :D avid et Olivier  Caroline, Nathalie, Sandrine, Caroline Guénal , Franck, Robert et Olga.

Roissy Charles De Gaulle, vol Air India , une nuit en avion qui permet à certains de dormir, d’autres de somnoler. Nous arrivons enfin à Dehli le lendemain 7 mars à 9h45. ( heure locale)

L’aventure commence, le fauteuil de Lobna n’est pas à l’arrivée des bagages !

Recherches… stress, et au bout d’une bonne heure, surgit un membre du staff local qui nous accueil. Il a retrouvé l’objet indispensable à notre Pilot !…

Nous effectuons un transfert pour une pause confort déjeuner pas très loin de l’aéroport, à l’Hôtel Ashok Country Resort de Dehli où nous déjeunons en attendant le transfert en vol interne pour Udaipur.

L’accueil est musicale et très fleuri. Tambour et danses lors de notre arrivée nous décroche un sourire malgré la fatigue. Les colliers de fleurs déposés autour du cou ont des arômes de Jasmin !

Repas fini, nous repartons vers l’aéroport pour notre vol de 16h00 de Dehli pour Udaipur.

Arrivés à destination 1 heure 30 plus tard, nouveau stress !

Il manque un sac sanitaire, matériel d’hygiène manquant !

 Après enquête, il s’avère que le sac a été  oublié par le service d’enregistrement de Dehli. Nous verrons demain s’ils l’auront retrouvé ….. ?

Arrivée à 19 heures à l’hôtel Rajputhana de Udaipur, avec un accueil chaleureux et un repas luxueux qui réconforte tout le monde.

Avant de nous coucher, nous effectuons notre premier briefing du soir pour annoncer le réveil du lendemain (samedi  8 mars 2014 ) à 6h00 du matin.

 

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« il faut 3 vies pour connaitre l’Inde ».

Nous recevons ce jour de veille et préparation au grand départ, ce texte magnifique de Radhika Jha envoyé par Sandra.

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 Née à Delhi en 1970, Radhika Jha perd sa mère à trois ans, grandit à Bombay puis atterrit dans un pensionnat himalayen avant d’obtenir une bourse pour aller poursuivre ses études aux Etats-Unis. Ensuite elle découvre la France et la Suisse, avant de rentrer en Inde. Aujourd’hui, Radhika Jha vit à Delhi. L’Odeur est son premier roman,vous l’aurez compris, cette femme est romancière :

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« Comment regarder ce pays ? Quelle Inde observer ? L’Inde contemporaine , L’Inde traditionnelle ou l’Inde Éternelle ? 29 états , 18 langues , des milliers de dialectes, toutes les religions,6000 journaux quotidiens .L’Inde fascine…
Le problème n’est pas seulement de savoir comment appréhender ce pays , mais aussi comment on peut voir le monde une fois qu’on a vu l’Inde. Ce pays n’est pas un pays qu’on peut visiter, voir , analyser , apprécier , juger-puis oublier. L’inde , on ne la voit pas , on la vie .
L’Inde vous confronte à son humanité . Elle vous oblige à regarder la nature humaine dans ce qu’elle a de plus honteux et de plus glorieux , elle vous force à l’aimer et à la détester à la fois, à l’accepter telle qu’elle est . L’Inde est comme un virus , elle s’immisce dans votre corps et vous transforme. Ce n’est plus vous qui visitez l’Inde , c’est elle qui vous visite .
Il est plus aisé d’oublier l’Inde que de la comprendre . Car comment accepter tout ce qui s’y passe ? En pourtant ….dès que l’on accepte ces choses comme faisant partie de la réalité  alors tout devient possible . Mais que l’on soit indien ou non , la question de savoir comment concevoir l’Inde , comment la comprendre , demeure la même .Selon un de nos proverbes , « il faut 3 vies pour connaitre l’Inde ». Une bien jolie métaphore pour expliquer que , dans ce pays , rien n’est vraiment comme on croit.
Être en Inde , c’est être assailli par des sensations , des odeurs , des couleurs , des émotions , des questions ; c’est ce débattre pour trouver des réponses ; c’est se confronter à ses propres désirs et à ses peurs les plus intimes . C’est être aveugler par le soleil et assourdi par la pluie. C’est assister à la lutte pour la vie , au plus profond de soi , c’est  sentir le regard impitoyable du malheur se poser sur soi, à chaque coin de rue , à chaque trottoir, sentir le moment où il vous transperce l’épaule et vous murmure au creux de l’oreille  » la prochaine fois , ce pourrait être ton tour « . Être en Inde c’est voir le sens de l’autosuffisance voler en éclat. C’est se sentir libre. Et impuissant. C’est ne pas oublier un seul instant cette fabuleuse et étrange énergie qui vous entoure.
Être en Inde c’est comprendre que la vie est un paradoxe. C’est être obligé de poser des questions de l’existence. Être en Inde c’est choisir, par moment, d’être sourd et aveugle-tout en sachant que vous ne parviendrez jamais tout à fait à l’être. Être en Inde , C’est se sentir seul , se sentir humain . Apprendre à accepter l’inattendu, pas à le comprendre.Être en Inde c’est savoir que le temps est subjectif , sauf s’il s’agit des naissances , de morts ou de mariages .Être en Inde c’est ne jamais connaitre l’ennui, mais souvent le désespoir .  C’est apprendre à rire du bonheur et du malheur , apprendre à espérer .Être en Inde  c’est savoir que tout change et rien ne se perd …… »

Sandra : « Alors rien que par ces mots mots qui m’ont touché et que je vous ai transmis , je vous souhaite de vivre pleinement cette aventure qui s’ouvre à vous , ouvrez vous yeux et votre cœur ,et  soyez fière et heureux de toucher cette terre de vos pieds . Je penserai fort à vous. « 
Sandra.

Ce qui fait la force d’une équipe, c’est la capacité de chacun à se consacrer pour les autres.

Merci Sandra

La vie nous donne toujours raison… À nous de choisir nos convictions.

Le budget est atteint !!!

 

 

«Que vous pensiez pouvoir y arriver ou que vous en doutiez, l’avenir nous donne toujours raison.»

 

On n’obtient pas ce que l’on veut, mais ce que l’on pense.

La clé n’est généralement pas d’avoir plus de volonté, mais de croire plus fortement en ce qui nous fait vibrer.

Y croire au point où on le ressent profondément…

Y croire au point où on a le sentiment de le vivre déjà…

Y croire au point où on s’y attend sincèrement…

Y croire avant même que l’on ait raison d’y croire, finalement.

 

La vie nous donne toujours raison… À nous de choisir nos convictions.

 

Merci à tous nos donateurs ,bénévoles et partenaires pour votre soutien sans faille !

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