La bande annonce du film « Les valeurs de la vie »

A Strasbourg est né ce grand rêve.

Nous avons travaillé sans trêve.

Deux ans d’efforts, deux ans d’espoir,

récompensé d’un grand départ.

Deux semaines sur ce grand continent

à vivre intensément, à rencontrer des gens que nous n’oublierons jamais.

Textes de : Mimi, Maïté, Lobna et Laurent

 

 

Nous voilà rentrés à Strasbourg !

A vous Maïté, Mimi, Lobna, Laurent, et toute l’équipe, nous avons partagé la joie des embrassades sur le quai de la gare.

Nous sommes tous rentrés un peu différents de ce que nous étions au départ du 6 mars. Ce qui a été vécu a forcément changé notre regard sur les autres. Quel enrichissement que de découvrir ensemble ce pays et ses habitants fascinants. Voilà une des valeurs de la vie qui nous a prouvé que le sens de la vie s’inscrit dans la relation à l’autre.

En clin d’œil à Dunes d’Espoir, nous pouvons dire que nous ne sommes pas tristes que ce soit déjà fini, mais heureux de l’avoir vécu!

Merci à tous ceux qui sont venus nous accueillir sur le quai de la gare de Strasbourg.

Familles, amis, Associations et Entreprises Partenaires, soyez assurés que vous verrez encore bien des images et des récits des valeurs de la vie dans les prochains temps.

Amitiés sportives et solidaires de l’équipe

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Mardi 18 mars 2014,

Voilà, notre Aventure prend fin et notre vol pour Paris nous attend demain. C’est avec une grosse boule dans la gorge que nous voyons arriver le jour de notre retour parmi vous. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas envie de nous revoir, bien au contraire, mais on ne sait pas si ce pincement à la gorge est dû à la fin de l’aventure en Inde, ou aux émotions partagées et gravées dans nos têtes.

Nous rentrerons avec beaucoup de photos et de vidéos à partager et à fusionner pour réaliser le film de nos quatre grands reporters Mimi, Lobna, Maïté et Laurent. Nous sommes certains qu’ils vous transmettront ce qu’ils ont pu vivre ensemble en quelques jours dans ce pays de contrastes où chacun a pu trouver l’une ou l’autre des valeurs de la vie.

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Sachez que l’expédition a eu ici au Rajasthan, un rayonnement incroyable. Des reporters sont venus nous voir pour comprendre et transmettre  ce que nous faisions ici en Inde. Toutes les presses ont parlé de nous et de ce que nous faisions. Des gens se sont déplacés pour nous rencontrer, nous avons été reçus chez le Maharadja de Udaipur. Ce soir, nous avons le plaisir d’être reçus par BB Voyage, au domicile de Raghu et Véronique qui ont coordonné avec Jean-Georges toute la logistique et la préparation sur le terrain. Enfin, nous sommes aussi honorés par la présence du premier Consul de France en Inde venu nous saluer avant notre départ.

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C’est avec fierté que nous avons tous chanté en cœur avec lui la Marseillaise pour la liberté pour tous, l’égalité des chances et la fraternité des peuples.

C’est aussi le moment de vous remercier tous, Entreprises Partenaires, Associations, bénévoles, nos familles, collègues, personnel de la MAS Oberkirch, du foyer Oberkirch, de l’Entreprise Adaptée et du Foyer APF Illkirch, amis et tous les contributeurs du projet, qui avez été à nos côtés tout au long de l’aventure et nous avez suivis sur le site.

 Nous sommes certain aujourd’hui que le rêve reste possible quelles que soient nos différences.

Rien n’est impossible, il suffit de le rendre possible !

(Antoine de Saint Exupéry )

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Nous vous donnons rendez vous jeudi 12h53 à la gare de Strasbourg et sur www.lesvaleursdelavie.org

Toute l’équipe des valeurs de la vie.

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Lundi 17 mars 2014

Aujourd’hui, c’est jour de fête en Inde. C’est Holi Marquant la fin de l’hiver en mars, cette fête hindoue commence par un bûché : celui où brûle le démon Holika en signe de triomphe du bien sur le mal. Le lendemain est le jour des couleurs, un temps de transgression. Dans les rues tout le monde s’asperge d’eau colorée et de teintures en poudre. Nous ne sommes pas épargnés. Dès le petit déjeuner, nous voilà tous aspergés de poudres de couleurs, une ambiance de jeu et de fête plane sur le campement. Nous apercevons aussi ces ambiances dans les villages que nous traversons pour aller vers Jodhpur. Nous repassons des campements à la chambre d’hôtel ce soir.

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Dimanche 16 mars 2014

Cette journée sera très chaude, le thermomètre affiche 36°c l’après-midi. Nous partons directement du nouveau campement de la nuit dernière pour faire la dernière étape du trek. Nous traversons des paysages tantôt irrigués pour l’agriculture, tantôt secs et rocailleux. Deux km plus loin, nous entrons dans un paysage forestier, et le dénivelé commence. Cette dernière étape fait 14 km et le dénivelé est d’environ 66 mètres. Certaines parties sont très raides, très souvent sous les arbres. Un parcours magnifique, mais très physique. Certes la végétation n’est pas celle que nous trouvons chez nous, mais la forêt est si verte que nous avons l’impression de marcher dans nos forêts de montagnes.

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A chaleur devient écrasante, et l’effort collectif permettra à Lobna et à Maïté de traverser cet environnement avec beaucoup de plaisir. En fin de parcours, nous arrivons à un village. Le point de ralliement avec les véhicules se situe près d’une fontaine où une femme et ses enfants lavent leur linge. La rencontre est chaleureuse et rafraîchissante à la fois. Nous pompons de l’eau fraiche en attendant le reste de l’équipe partageons un moment avec les villageois.

En début d’après-midi, nous nous rendons à un temple datant du 15ième siècle. Un édifice bâti entièrement en marbre.

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Les ressources en énergie et en eau dans le Rajasthan.

L’énergie électrique au Rajasthan

Elle est produite à 70 % par les centrales hydrauliques, et le reste par des éoliennes essentiellement dans le désert du Tahr, ces installations sont plus récentes que l’hydraulique. Actuellement, des centrales photovoltaïques se développent aussi dans le pays.

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La fourniture est encore pas mal perturbée, principalement dans les campagnes retirées, où le réseau est plus coûteux, et les installations dispersées. Les temps de coupures y sont de 3 à 5 heures par jour.

Les coupures sont de plus en plus courtes dans les villes moyennes et occasionnelles dans des grandes villes comme Dehli.

La fourniture et la distribution sont exclusivement assurées par l’état, la compagnie d’Électricité étant unique au Rajasthan. Le prix de l’énergie varie selon les lieux et les usagers. Il est le plus élevé dans les grandes villes, plus cher pour les entreprises que pour les particuliers, et régresse selon les éloignements des habitants dans les zones les moins habitées, et agricoles. Les gens de petite condition et vivant sous un seuil de pauvreté, bénéficient du courant gratuit. Leurs usages sont limités à la lumière et au chargeur de téléphone par exemple.

L’eau au Rajasthan.

L’eau est essentiellement accumulée par les moussons. De nombreux lacs artificiels, naturels, et des barrages en secteurs agricoles permettent de produire cultiver les terres. Beaucoup de ces secteurs sont équipés de puits collectifs dans les villages.

Le niveau de vie au Rajasthan

Le salaire mensuel moyen est de 350 €. C’est par exemple le salaire d’un instituteur dans les écoles publiques. Les agriculteurs ayant des revenus nettement plus bas, reçoivent aussi du blé (25kg/mois), du maïs, du millet, du riz.

 

Le trek du jour.

Un itinéraire magnifique près d’un lac, chaleur et poussière, un équipier égaré pendant plus d’une heure, et un palmarès de 4 crevaisons de joélette en 24 heures ! Les épines d’acacias ne pardonnent pas…

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Vendredi 14 mars 2014

Les émotions du jour, ce sont deux sorties pour trouver des léopards. Lever le matin à 4h00 pour gagner le secteur avant le lever du jour. C’est de 5h30 à 8h30 qu’ils sortent le plus souvent ou le soir en tombée de nuit. Ils trouvent leurs proies dans le secteur : des chèvres et des chiens le plus souvent. Ils trouvent ça dans le secteur qui est occupé par des villageois bergers et paysans. Nous avons été rassurés immédiatement par les spécialistes qui nous accompagnent, ils ne chassent pas l’homme. Le matin, nous rentrons bredouilles d’images, pas de léopards à l’horizon.

Nous revenons au campement prendre un petit déjeuner avant d’entamer un Parcours dans les paysages d’acacias et autour du lac Mithdi. Un trek sous un soleil de plomb, et dans les forêts d’acacias et de banyans, ces immenses arbres dont des racines redescendent des branches dans le sol pour redonner naissance à un autre arbre. Même fonctionnement que le filo plus connu dans nos plantes domestiques. La température sera élevée, le terrain poussiéreux et plein de roches. Mais le clou du parcours, si l’on peut dire ainsi, c’est la première crevaison de la joélette. Les épines de branches d’acacias ne pardonnent pas et seront ressorties du pneu pendant la réparation au retour au campement.

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17h00, nous repartons sur le secteur des léopards, toujours avec l’espoir de voir la bête en chair et en os ! Sur place, et nous positionnons silencieusement face à la montagne rocheuse où il a trouvé sa tanière, à environ 100 mètres. Si les couleurs différentes de nos tenues ne l’intriguent pas à priori, c’est leur mouvement qui le rendra méfiant. Il faudra une bonne ½ heure de patience avant de le voir sortir de sa tanière installée dans un rocher creux. Il se déplace de façon lente et agile. Un bête impressionnante ! Il a déjà capturé une proie dans la journée, prisonnière des buissons à épines et difficile à retirer. Il insiste et finit par le manger sur place. Voilà un moment intense, et des prises d’images inespérées.

Jeudi 13 mars 2014

Réveil à 7 h 00. Le décor est planté ! Nous sommes à plusieurs kilomètres de Siana et les montagnes nous entourent. Un vent frais laisse présager que la température sera plus basse….

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Aujourd’hui, l’organisation se partage en deux parties. Une sortie à joélette pour Mimi avec 8 cylindrées, le reste prend le temps de se reposer un peu en passant la matinée au camp. C’est l’occasion de prendre connaissance du pays avec Lala (notre accompagnateur guide qui parle le Français)

L’Inde représente environ 6 fois la France. Elle se compose de 25 états et 7 territoires, dont Dehli.

Les religions pratiquées sont Indouiste à 80 % et 20 % de Musulmans. La population était majoritairement Musulmane, jusqu’à la création du Pakistan en 1948, période dans laquelle une majorité d’entre eux y ont migré.

Les Castes.

Les notables, (politiques, hommes d’affaires, industriels, etc.) sont représentés dans chaque caste

1)      Les Brahmanes : Nés de la bouche de Brama, ce sont les prêtres.

2)      Les Rajput : ce sont les guerriers nés du bras de Brama.

3)      Les Jaïn : nés de la cuisse de Brama, ce sont les commerçants. Ils sont souvent très riches et possèdent des temples importants.

4)      Les serviteurs : paysans nés du pied de Brama

5)      Les hors castes : ce sont les parias, les intouchables.

Les services publics sont obligés d’embaucher 50 % des Parias. Les écoles publiques doivent accepter et mélanger toutes les castes.

Un Indien peut changer de religion mais pas de caste.

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Le Rajasthan représente à peu près 2 tiers de la surface de la France et est peuplé de 68 millions d’habitants. Son agriculture représente 70 % de ses ressources. La production agricole se compose de graines. Lentilles, blé, pois-chiches maïs, millet, sorgo, cumin, arachides. Ils produisent aussi du maïs et du riz pendant la mousson.

Plus de 20 % de sa richesse est liée à l’industrie du marbre et du ciment.

L’armée du Rajasthan est professionnelle et localisée dans des zones désertiques du nord-ouest du pays. Elle est un des gros employeurs du pays.

Les mois les plus chauds vont d’avril à juin. La saison humide va de juin à septembre. Le reste représente les périodes sèches.

Nous installons Mimi dans la joélette puis nous nous lançons sur la piste que nous ouvre notre guide local.

Le parcours est plutôt difficile car nous nous efforçons à ne pas rouler sur les branches d’Acacias. Ce petit arbuste sème quelques branches mortes recouvertes d’épines aussi logues que des clous de charpentier. La roue de la Joélette s’enfonce dans le sable du désert du Tahr. Les montées et descentes, les petites dunes ralentissent considérablement notre avancée. Nous nous arrêtons souvent pour vider nos chaussures pleines de sable.

Nous fredonnons une mélodie de film de Sergio Léone  tous en cœur et Mimi donne de sa voix. Nous sommes heureux !…..

Nous arrivons au village au bout de 8 kms environ. La population est rassemblée pour préparer Holi. Les hommes, tous amassés et assis en tailleur partagent l’opium et souhaitent en faire profiter notre Mimi. Nicolas et Éric s’essayent à ce rituel pour ne pas offenser.

Les couleurs des turbans posés sur les têtes des hommes ressemblent à une palette de peinture d’un artiste contemporain.

Pendant ce temps les femmes préparent le repas de leur côté. Le feu de bois sous une petite construction de maçonnerie chauffe la plaque métallique qui fera office de poêle.

Nous perdons toute notion de temps, à cet instant précis nous ne savons plus dire si nous vivons au XXIème siècle ou au XIVème siècle….

Une véritable communion entre la population et nous.

Notre Trek s’arrête là, la caravane entreprend la liaison avec le campement de ce soir. Après nous être installés à la tombée de la nuit, un groupe de danse traditionnelle anime la soirée, et l’ambiance est très joyeuse, chaleureuse.

Mercredi 12 mars

Nous quittons le campement pour un trek en deux parties. La première démarre ici, avec un Camel-kart et la joélette. Nous parcourons les zones agricoles. Cultures de tomates, de cacahuètes, de luzerne pour le bétail, ou encore de blé et de maïs. Ils produisent aussi beaucoup de ricin, et de tournesols ;

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L’huile de ricin sert essentiellement à l’apport nutritionnel des vaches et buffles. Elle a la propriété de favoriser la fermentation du lait et ensuite du fromage. Elle est aussi utilisée dans l’automobile. Elle sert à lubrifier, et de complément énergétique au gas-oil pour les véhicules. Voilà un bio-carburant » que nous ignorions.

Ce parcours sera aussi l’occasion de faire des rencontres dans les villages que nous traversons. Ce sont des villages très retirés des sentiers battus. En fait, Raghu et Jean-Georges, nos co-organisateurs de parcours, nous font savoir avec le Propriétaire du secteur, que nous sommes les premiers visiteurs du secteur. Jamais avant nous un touriste n’était passé par là. C’est un endroit totalement à l’écart des routes et circuits touristiques. Quel privilège de rencontrer ces gens d’une telle simplicité, de passer par les écoles. En nous voyant arriver avec la joélette et le Camel-kart, et tous les équipiers en tenu de sport, ils nous saluent comme si nous reçoivent et nous saluent avec étonnement et sourires  sans réserves.

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Après un transfert d’environ 2h00 en voitures, nous sommes reçus chez un notable de la région,  de Iyana. C’est sur ses terres que la deuxième partie du trek aura lieu. Le parcours démarre dans un petit village où le succès de l’équipe avec la joélette est énorme. Une bonne cinquantaine d’enfants surgissent de l’école, d’autres de nulle part ! Ils nous accompagnent avec joie et curiosité sur les deux premiers kilomètres. Un temps fort que personne d’entre nous ne pourra oublier.

Ce parcours riche en paysages à couper le souffle, des montagnes de roche, de granit avec des formes lisses et impressionnantes, finira de nuit, pour arriver au campement suivant vers 20h00.

Là, c’est la fête. Laurent a son anniversaire, et un mouton à la broche finit de cuire. L’accueil est bien préparé.

Un coup de chapeau à toute l’équipe du staff qui est entièrement dévouée, et veille au confort de tous depuis le début de notre périple.

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